vendredi 28 septembre 2012

AVE. R. Tissement.

J'ai eu un flash hier, d'un vieux projet d'histoire qui était plus basé sur la transformation psychologique face a la mort et au fait de tuer, qui s'accorde parfaitement avec mon projet de roman Meute, ce qui a fait de tout cela une trilogie, peut-être même une pentalogie. Je vais me concentrer sur le premier tome, que j'avais nommé (il y a longtemps) Ce Soleil couchant qui ne se relèvera plus Jamais. Le nom risque beaucoup de changer, mais pas l'Histoire. Je vais en publier les balbutiements d'ici peu.


Bonne lecture!

mardi 14 août 2012

Le regard de la ruine.

Sous ses yeux, le vent fouettait le lointain, faisant disparaitre dans les bourrasques l'horizon et les ruines qu'il abritait des yeux des voyageurs.

Assis sur le toit d'une église à moitié écroulé, une bouteille dans une main, une cigarette dans l'autre, Jashin était pensif. Dans ces environs, ce n'était pas les ruines qui manquait, mais la présence d'être humains.

Jashin était né avant la fin. Il se rappellait, dans ces temps, comment tout était­.

Il se rappellait surtout l'incrédulité des ses compatriotes face à la possibilité que tout ce que des générations avant eux avaient créées puissent disparaitre. La soif de survie de l'être humain l'avait amené à se croire invincible, de par son nombre et son intelligence.

Mais la folie de l'homme l'avait mené à sa perte, et la Terre s'était chargé de montrer qu'on ne pouvait pas faire d'elle un dépotoir. Pour lui, c'était ce qui s'était passé.

Avec une autre gorgée de sa bouteille, la grimace passant sur son visage, il se remit en tête que ca, c'étais son point de vue. Pour beaucoups d'autres, nés après la Fin, et nourris aux contes de l'ancien monde et de ses miracles, l'état présent du monde semblait une punition pour eux qui n'avait rien fait. Ils voyaient leur futur noir, parfois de haine, parfois de désespoir.

Mais tous étaient d'accord sur un point. On ne pouvait se soustraire au regard de toutes ces ruines qui jonchait le long de la rivière du L'eaurente, autrefois appellé Saint-laurent. Mais il n'y avait plus rien de saint dans ce monde.

A part ces ruines qui les dévisageait, tel des carcasses de dieux à jamais disparus, rien ne restait. Que l'horreur et la survie.

C'est sur ces pensées que le vieux loup s'endormit, la bouteille pratiquement vide dans ses mains, confiant son sommeil au clocher qui le regardait, du haut de ses briques.